Troupe - une mise en scène de Anaïs Hébrard


Un Air de famille (2012)
d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

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Mars 2012 : Saint Pierre

Avec : Marielle Dodeman,Pascale Derible, Flora Derible, François Hoccry, Sylvain Leurot, Anne-Marie Llorca et Philippe Pupier.

Lumière: Yannick Kello
Son: Bernard Pardoên
Décors: Lise Leurot
Costumes : Lise Leurot
Coiffure et maquillage: Salon Marguerite Hélène
Mise en scène : Anaïs Hébrard

Une affiche réalisée par Hélène Lemoine

 

photos du spectacle réalisées par Cédric Lebailly

presse
Heureusement qu’ils ont (il faut toujours des responsables) rallongé l’hiver avec le mois de février de vingt-neuf jours, sinon, avec le rythme enclenché à Saint-Pierre et Miquelon, on se serait trouvé, mars se dérobant sous nos pieds, le nez dans le printemps comme Blanche-Neige dans ses sept nains. Hein ? Qu’est-ce que tu dis ?
C’est que je ne sais plus où donner de la tête par les temps qui courent. J’ai beau marcher, ils me dépassent ; essoufflé, soufflé, oui, avec ces soirées musique et maintenant théâtre. Ce soir, c’était, au Centre culturel de Saint-Pierre, la première d’ Un air de famille, d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, dans une mise en scène d’Anaïs Hébrard. Un air, oui, avec le film que j’ai apprécié lors de sa découverte. Un bon air, rafraîchissant de renouvellement, avec des acteurs convaincants. Chapeau à Flora Derible, la cliente du bar ; pas un mot plus haut que l’autre ; mais présence affirmée. Et à François Hoccry, le barman amoureux, jaloux soudain, et à Betty interprétée par Marielle Dodeman ; de la vigueur, chez ces deux-là, du punch, un bon air de dynamisme revigorant et décapant ; à Sylvain Leurot, dans le rôle d’Henri, le patron du bar, lâché par sa femme et qui reçoit toute la famille, parce que c’est la fin de la semaine et qu’en plus c’est l’anniversaire de sa belle-soeur Yoyo, Anne-Marie Llorca, époustouflante dans ses réparties et ses déplacements. La salle rebondissait de joie, le public était enchanté. Et Philippe Pupier, pimpant de justesse dans son rôle de monsieur, le mari de Yoyo, de madame Ménard, devrais-je dire, la brue de l’impressionnante madame Ménard-Mère, Pascale Derible. Chapeau à tous, oui. Le chien, lui, n’en revenait pas, de ce maelström scénique ; pas question d’abandonner sa niche, surtout qu’il était paralysé, le cabot. Ouah ! OuaaaH ! Aurait-il pu s’exclamer, comme nous, ravis de voir une pièce bien rythmée, dans un décor bien pourléché. On ne s’ennuie pas en si bonne compagnie. Et la pièce vaut vraiment le déplacement, je te le dis.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 8 mars 2012

 

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